poematique expiraTOIre
tout le jour j'ai cherché une mélodie, un mouvement qui aurait poussé dans mon corps avec une route, des arbres ou une maison, là-bas. j'ai écouté, j'ai ruiné mes efforts. rien n'est venu que cette vergogne ancienne, comme on parle de souche mère; me taire, me taire... j'ai mis les oiseaux entre mes oreilles, le vent -un peu-, et les cris des enfants du matin jusqu'à maintenant où tu me lis bien sûr. mais rien n'est venu. je suis froide je suis fermée, comme une maison aux passades sans murmure. je n'ai pas chanté un seul instant, pas reçu cette petite musique quand tu te joues de moi. j'ai serré les dents et dans le fond de mon corps, maintenant exactement puisque tu me lis, je n'ai à t'offrir qu'un petit pois de feu comme un cygne qui meurt , niché dans le plexus