poematique expiraTOIre
prendre une sente autre les aiguilles sur le sol font une mosaïque de vent un tourbillon enroulé sur mon pas que dit-il je m'adosse à ce raccourci entre deux cris une ligne de silence et l'emprunt pélerin des heures à attendre découdre les oeillères ingrates...
Lire la suiteFrotter ma langue à la tienne, chat contre chat, râpes et sentiments. Me gaver de tes retors de tes salives cognes De tes jus distillés par devers ne plus rien dire t’es mort dans les idées, tu turbines à la fécule de ta vie vannée Frotter ma langue dans...
Lire la suitele grand père est mort. je ne sais pas encore qui était le grand-père, quel genre d'homme quel genre de fou ou de sauvage il était. il est mort. ce n'est pas le premier qui meurt et laisse son trou. non c'est même le troisième mais c'est dans une faille...
Lire la suiteil a dit je suis fatigué. de toi, a-t-il dit. c'est comme la terre qui doit dormir, comme le sol qui réclame l'hiver, l'arbre la nudité. se dépouiller de sèves, se départir, du temps aussi et de ta saison. je suis las, de ton parfum qui entête et pour...
Lire la suitej'essaie les recoins de la maison. c'est ma terre, la seule de cette histoire. je cherche si mon dos, mon ventre vont s'y "encoigner " facilement, éponger les souvenirs, adhérer à ses esprits. j'essaie les angles morts, les lieux retirés où peut-être...
Lire la suiteassurer l'intense. obsession ciblée. évitements de demi-teintes. pas d'espaces, pas d'interstices. pendant quelque temps. rassembler en rafales tous les mots que je voudrais dire et les retenir. garder la bouche close. attendre le rempli, le surplein....
Lire la suitequ'y puis-je s'il faut secouer le monde chaque matin pour animer la neige qu'y puis-je s'il faut actionner les manivelles pour enclencher la vie battre le souvenir pour un nuage d'éclairs mon pouvoir est de rester à quai vif un crayon contre les vagues...
Lire la suitepas envie de soleil pas envie de ce truc tout bleu qui rince gratis. d'être assise là d'être presque loin. pas d'envies. du tout. même le dire sonne faux. c'est comme me forcer à bouffer la soupe aux flocons, à prendre l'air, à me laver les cheveux, à...
Lire la suitece sont ces visages. quand on les regarde, on voit encore l'enfance dedans et puis une impression de piège et d'innocence surprise qui se camoufle, qui essaie de se faire oublier. peut-être ont-ils ce sentiment de devoir se cacher. inacceptables d'expérience...
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image alyssia bellivier il y a la forêt. comme ça, on pourrait la croire énorme, avec une fumée bleue très lointaine pour marquer l'horizon. on imagine que par n'importe quel bout, elle étalerait une vie entière sans atteindre la lisière. là-bas, totem...
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