poematique expiraTOIre
poser sur le vide, l'ogive d'un grand pont. monter jusqu'à la clef de voûte. puis reprendre la voie courbe, la voie penchée. sur le vide grandir, un moellon après l'autre, une brique de mots, de désir, de cette terrible tension qu'il y a dedans et qui...
Lire la suitecasser l'image. casser le lisse aux pliures, à ces lames indéfinies qui ont à peine entamé le carton. plier, rabattre les côtés de la boîte. net partout. remonter ainsi le coffret. assurer soigneusement la bonne tenue des pans d'une longueur de bande...
Lire la suiteque pourrait-il donner encore mon corps? que pourrait-il sortir encore, qui n'a déjà senti la perte lente, cette dispersion, cette échappée du soufflet de l'âme? que pourrait-il exhaler, qui caresserait tes doigts ou tes cheveux? n'est-il pas comme ces...
Lire la suitebourdonnement encore des notes. mes oreilles dégorgent. la radio est éteinte mais oui, j'entends que grésillent encore les trompettes et les cymbales de la première musique du jour. la puissance exagérée de cette symphonie, sur un instant à peine levé...
Lire la suiteon aurait pu dire un katana planté dans le ventre de la neige le blanc saigne des transparences n'avait-été cette lame droite gravée des noms de tes amours et qui marquait la frontière interdite enroulées dans le fil qui tranche comme un venin un feu...
Lire la suitetransversales. j'enfile le gros boyau de lumière, pleins feux sur la campagne. rouler vite. rien ni personne sur l'horizon de bitume. là-bas un feu, la lune derrière un drap très noir. je perfore la nuit avec mon tunnelier automobile. je creuse dans le...
Lire la suitel'amour est une vasque d'abeilles jetée sur le fleuve piqûres qui pétillent et buées douloureuses et ce bruit qui s'éteint en coulures de miel le corps pénétre dans son lit jusqu'au silence parfait où habiter peut-être le reste du courant ce vol de l'eau...
Lire la suitet'as pensé que j'étais jeune t'as pensé que j'étais belle, que j'étais cultivée mais sans les bonnes manières. t'as pensé que j'étais folle, une liane, longues guiboles, la coupe à la garçonne, aux lèvres un long cigare. t'as pensé espéré que j'avais...
Lire la suitele journal se poursuit. périodes, tranches de temps. je classe un peu sans vraiment faire de tri car ce n'est pas si important que ce soit ou non bien écrit. ça reste les pulsions- mêmes de l'encre. je parle d'encre mais ce sont ces chenilles noires sur...
Lire la suiteça y est, j'ai à nouveau relevé ma carcasse du gisant de rêves, quitté l'étendue de neige, les glissades de l'ombre. me suis assise sur le rebord de la journée, posé pied à terre. le tiède du parquet, le froid des planelles. secoué les franges de la tête,...
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