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poematique expiraTOIre

journal 102

 transversales. j'enfile le gros boyau de lumière,  pleins feux sur la campagne. rouler vite. rien ni personne sur l'horizon de bitume. là-bas un feu, la lune derrière un drap très noir. je perfore la nuit avec mon tunnelier automobile. je creuse dans le tas, sous la nuit,  à la vitesse d'un terrain mou. il s'écarte et se referme aussitôt. je n'ai que cet espace. plus loin devant c'est le cirage et derrière aussitôt le beurre noir.  impression splendide  comme d'être dans le mésoscaphe de Picard, de visiter les profondeurs, les failles sous aériennes en l'occurrence. je rase le fond terrien de la nuit et se découpent  des algues platanes, des coraux pommiers et des tilleuls sargasses. je respire à l'aise dans le monde du silence. encore aucun oiseau, aucune murène des cimes pour rompre le charme des sirènes. je vais amerrir dans le jour par la plage d'une aube noire.

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