poematique expiraTOIre
oh! quelques mots...! de la manière que tu veux, de la façon naïve ou bourdonnante, d'une coulée ou dans le saut des pierres, dans l'âpre tamis de la rouille ou le clinquant des silex, quelques mots blancs, ou de soue, ou alors de l'étoupe. oh! de l'engrais...
Lire la suitebarbelé de vertèbres avec ses accrocs de vent et de chemise clôture punk dardée d'aiguilles et d'os retournée dans le mitan du lit ta main enlace la taille du monde me prendre par le dos comme on vole des rafales au mystère enfiler raide la ruade t'y...
Lire la suiteà coups d'à coups, réveil tambour me pousse à l'action. je n'appelle plus l'insomnie la mini jupe de la nuit mais le raccourci pour la lumière. dégrafer les nues, les foutre à poil mais dans l'obscurité encore. après il me reste les tâtons, la sculpture...
Lire la suitej'essaie à nouveau ton visage, enfile la veste du temps par la manche frileuse. ai peur de me cogner à tes yeux, de m'y sentir perdue ou pressée, comme de la nuit de pupilles. j'essaie ta bouche close, beffroi de la vie, interdite pour cause d'éboulis,...
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île Hishima il n'y a qu'un mot dans ta mitraille, -je veux dire l'enchaînement nerveux de tes sons- qui me dise quelque chose... "espace" . ne suis pas sûre d'ailleurs de l'avoir perçu. il est dans le cirage, si camouflé, si brassé, si perturbé de gestes,...
Lire la suitec'est mon corps ma coiffure en créneaux - tache-brouille-fouille mes bras, mes jambes avec leurs rotules saillantes mes palmes doigts orteils éventails de peau ce sont mes gestes mes tensions extensions mes sauts carpés mes nerfs de ressort mon élan ma...
Lire la suitebruit métallique de vent dans les dernières feuilles sèches du bouleau. on dirait un doigt dans un bol de petits clous. un bruit qui revient par instants réguliers, ponctué de punaises d'oiseaux. la fenêtre ouverte, je tente de mieux cerner ces incidences...
Lire la suiteparlez-moi de la chair de l'ossature de cette peau tout autour nerveuse, vive, comme une fourrure sur le désir. parlez-moi de souffle de votre bouche contre la mienne dedans de ces mots qui vont tordre ma langue venin vanille. du bras entre mes jambes...
Lire la suiteenfant de la brume partition emmêlée des orgues et des anges, tu es loin la fibre dénudée des jours fil à fil j'attends la bénédiction de quelques flocons volatils le retour blanc des innocences quelque part la cloche recompte le boulier du tonnerre un...
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je vais aérer l'épouvantail. petit train dans la campagne blanche. aérer, dézipper la sensation d'inutile à coups de bielle. fenêtres closes mais paysage open air. je vais user le dur sur le rail, chauffer mon ennui à l'étincelle, traverse par traverse....
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