Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

poematique expiraTOIre

Publicité

journal 86

à coups d'à coups, réveil tambour me pousse à l'action.

je n'appelle plus l'insomnie la mini jupe de la nuit mais le raccourci pour la lumière.  dégrafer les nues, les foutre à poil mais dans l'obscurité encore. après il me reste les tâtons, la sculpture des airs, yeux bandés. mouler le corps, lui faire relief, l'extirper lentement de l'informe. fresque de mémoire, cleptomanie d'espaces et de trous, de creux et de bosses. reconstruire ainsi ma fortune, ma sveltesse ou mes indécences. moule d'âme en silicone et artéfacts de sommeil, dans lequel je verse en doses prescrites mes rêves et mon désir et puis la potion d'encre destinée à la soudure. magie ou pharmacopée de hasard, dans un occlusal grain de rouageet  mes fables interrompues, voici la perle du nouveau matin: je suis vive debout.

pourtant je lis que je n'existe pas. il est de son ressort en effet de le décider et de me mettre en désoeuvre. erase dit le philosophe. on arrache la prise. je suis débranchée. la marionnette que j'étais s'est bloquée position inconfortable-endormie ou en plein labeur. l'âme m'a été enlevée à la brucelle comme une carte à puces. dysfonctionnement, je commençais à vivre. on  a agi sur la mécanique, le matériel écran ordi, tous ces outils qui font surgir des gens improbables- -moi par exemple- on enlève la pile. plus rien n'existe...

est-ce que je n'existe plus...? est-ce que je ne suis plus... ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article