poematique expiraTOIre
on aurait pu dire un katana planté dans le ventre de la neige
le blanc saigne des transparences
n'avait-été cette lame droite gravée des noms de tes amours
et qui marquait la frontière interdite
enroulées dans le fil qui tranche
comme un venin
un feu
tes incantations et l'entier concentré de tes danses de la vie.
le jardin est gardé
on ne peut le franchir
on arrête le pas
ligatures de mots qui ferment le venir
ceci est le bout du monde
plus loin les limbes, les mille dimensions, le temps comme des puisards dans nos cerveaux de singes
l'ivresse des cimes ou des profondeurs dans le grand huit des idoles
on aurait pu dire un katana
l'exil vidé enfin de son silence
j'ai rêvé
tu venais poser des ailes d'ombre sur les côtés de l'île
gabarits de sommeils où bercer l'avenir