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poematique expiraTOIre

miuzz

miuzz

infiniment, l'île

infiniment, l'île

Ouvrir la fenêtre. Respirer un vieux froid qui entre, un froid mouillon qui ne respire ni la terre ni le goudron ni l’herbe. Juste le froid, le collant froid qui se glisse par en dessous ou dedans. Je me colle au radiateur, la fenêtre haute à hauteur...

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toi

C'est toi. je ne veux pas te reconnaître. tu ne ressembles à rien. tu n'as rien de toi. tes cheveux, qui sont gris, tes filasses, tes chiens. ton regard vide. il n'y a rien dedans. ton corps qui est lourd, sans marge, sans détour. tes mains propres, frottées,...

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journal 106

bourdonnement encore des notes. mes oreilles dégorgent. la radio est éteinte mais oui, j'entends que grésillent encore les trompettes et les cymbales de la première musique du jour. la puissance exagérée de cette symphonie, sur un instant à peine levé...

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miuzz

miuzz

spasmodiquement

suis avec ce peu de sable, ce peu de limailles ou de cendres pour dessiner la folie qui me guette, celle de chercher sans rien trouver. j'erre dans des parfums, des odeurs, d'aériens laissés- pour- compte, ta présence non, ta présence oui. tu laisses...

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teintes

passions liquides, le ciel est trempé, la terre est lavée, l'air dégoulinant encore. à l'Est, la lumière est encore si intense, comme si l'aube se la jouait interminable, avec un air de se vouloir propre, ce qui n'est pas le cas. il y a de la grisaille...

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journal 105

balai de bambou. je fais des dessins dans les aiguilles du mélèze. l'arbre immense ne cesse de pleurer des bribes. sur le goudron, l'Orient tissé d'oranges et de lumières, tout mouillé par les vieilles neiges. je tiens dans mes mains l'énorme pinceau...

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dans la boîte

dans la boîte, un ruban ADN. je suis un homme et mes jambes arquées sur des douves de Terre éperonnent l'aventure. je grimpe moi aussi sur des fusées, de la bête tendue des projectiles assassins, me laissant vidée petit tas flasque au pied de la Lune....

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journée

je suis sombre comme la pensée qui longe les jours interminables sombre comme la voûte des pas qui jette ma silhouette sur la route son éraillé de chaque mot cahots sur la parole je ne dis rien de droit rien de quel droit je noie la douleur comme un chat...

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