poematique expiraTOIre
pas de pleines mesures sur le matin. le tempo est rasé, fraîche coupe des ciguës, mise à niveau de mes poisons l'alchimie me nivelle sangfoutre. l’horizon a la frange nette, juste au front du regard. à plumes ou à poil, rien ne passe. boule à zéro, veuillez...
Lire la suitej'entends le silence qui marche. j'écoute. il froisse les milliards de mailles du satin céleste. ce mouvement, ce mouvement de l'univers, qui ne cesse de le sortir de ses gongs. un très long cri distendu écartelé, le big bang qu'ils disent.... j'écoute...
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Tomber. Raidir en un instant, la mort doit ressembler à ça. S’étaler dans son chemin. Et comme dans la fraction des secondes entrer dans les pierres. Peut-être. Ensuite sans plus jamais bouger regarder le ciel se faire, se défaire. Se remplir de ces nuées...
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ce compositeur extraordinaire qui a apprivoisé l'âme mélancolique des cloches
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ainsi. j'aime le poème qui débute sur ce mot, doux comme le dos de la main, ouvert avec entre ses lettres des aires de repos que rien n'oserait trahir. ainsi il est mort ainsi il a vécu. ainsi vous êtes et ainsi donc moi aussi. ainsi la nuit qui chante...
Lire la suitedepuis quelques jours, le matin je descends vers ma boîte aux lettres avec de l'avance et je glisse dans la fente de l'espace colis, un petit cadeau pour mon facteur. je laisse dépasser, je suggère, je fais en sorte que cela se voit,sans pour autant attirer...
Lire la suitematin en pleine terre. la mer a pris la place du ciel. chaises musicales entre les gouttes. un bleu en haut et des vagues en peau de brume. je m'y crois. j'ai même le goût du sel sur le bord des lèvres, la langue aux épices. le cap de la fête est passé,...
Lire la suiteLa poésie fabrique une muraille pour recoudre les entrailles du ciel long travail de patience qui élève ses briques pour le corral des petites misères De l’air ! Elle a bouché les derniers trous, les ensembles défaits, les tissages effilochés de mythes....
Lire la suitequelques heures déjà, il pleut. j'ai froid et ce sentiment, comme une mousse sur l'eau, de quelque chose qui ne peut plus jamais revenir... c'est hors de portée. c'est humain. je ressens, cela rentre sous la peau, s'étale, se dissout. je ressens le frisson...
Lire la suitefaut-il ou non ? -il y en a tant qui se posent cette question- faut-il s'emmêler dans les fils virtuels? la vie est-elle réelle sur internet? est-elle seulement dans ce contact du corps à corps? dans ce partage du vin sur un comptoir ou d'une marche sur...
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