poematique expiraTOIre
j'entends le silence qui marche. j'écoute. il froisse les milliards de mailles du satin céleste. ce mouvement, ce mouvement de l'univers, qui ne cesse de le sortir de ses gongs.
un très long cri distendu écartelé, le big bang qu'ils disent....
j'écoute ce frôlement de l'air contre le vide, empli d'abeilles, de planètes bourdonnantes, les suspensions levées sur la partition. en cette nuit quelqu'un inspire large , reprend de l'air à la frise de l'apnée. je suis allongée, j'écoute le colosse qui passe en soulevant la poussière muette de ma chambre.
je me serre contre moi. ce mouvement de siphon que ça fait et dans lequel je sais devoir tomber.
attirée, révulsée.
mon tour de baignoire pour un de ces quatre bien sûr. mais cette nuit encore, juste le passage du vent.