poematique expiraTOIre
je m'ennuie comme une colombe dans un hamac une poêlée de vent brûlé dans le désert je m'ennuie de ta bouche moite qui ponte les errances lasso de baisers capturant l'indicible je m'ennuie de ne rien connaître insuffisance cardiaque et plexus replié
Lire la suite
Puis-je écouter ce truc que je regarde… ? Tous ces mots qui se mettent à cogner dans le palais des lèvres, ces suites, ces wagons de vocabulaire heurtant les lignes de mon cahier intérieur. Cette légèreté parfois, cette épaisseur soudain. La charge aux...
Lire la suiteIl y a dans le parc un grand bateau invisible. Un cargo, un tanker un bananier. Que sais-je ? Un bruit étrange de conque régulièrement traverse les tilleuls. Je cherche les embruns entre des fétus de maïs et des bordures de ricins. Un ticket de voyage,...
Lire la suitepetit mal de panse qui navigue de bas en haut tout du long de ma trouille et du manque d'envie. ce matin, l'estomac glauque chipote son croissant de lune. machouillis de saumâtre et de modeste cafard, un écoeurement léger qui joue les funiculaires des...
Lire la suitenous sommes de longues jambes perdues dans la danse de vie, des équerres des compas,raides et sans ployer des genoux, arpentant les mystères du haut de nos échasses, quand tout est de portée minuscule. nous métrons l'éternité en tailleurs de costume dans...
Lire la suite
une danse sur des oeufs J’essaie de parler en touchant tous les murs, de t’atteindre dans le moins, dans le rien qu’il m’est donné d’avoir, le regard bien au-dessus des arbres et le cœur solide au bord des cailloux. Je t’invoque en transperçant ces choses...
Lire la suite
petit matin prodigue distribuant des escarboucles sur le champ d'à côté . les pierres précieuses estivent entre feuilles et pâtures. une gouache coquelicot qui ne veut pas abdiquer, l'automne attendra encore un peu. j'enfile ma laine de seigle. marcher...
Lire la suiteléger amour ..si léger qu'il ne sait pas voler ni prendre ses airs ni forme ni manière déposé dans ta main sous la cloche de ses lèvres. prends soin de ses croisées de ses chemins si fins si bleus.chiromancie de novembre où tu marches déjà elle est blanche...
Lire la suiteje ferme la salle de bains. l'eau, ces petites glaçures bleues qui roulent leurs galaxies à la surface et cette odeur mentholée pour les poumons. me redresser déployer ma déchéance quoi écarquiller mes vertèbres crispées sur le sentiment qui crève. débuter...
Lire la suiteattraper sa douleur avec les dents s'il le faut - j'en ai mordu bien d'autres -et des langues et des ventres comme des outres farcies au silence hâchée pressée déjutée-essorée attraper sa douleur, son fourreau qui pend lamentable déchu, une jambe folle...
Lire la suite