poematique expiraTOIre
petit mal de panse qui navigue de bas en haut tout du long de ma trouille et du manque d'envie. ce matin, l'estomac glauque chipote son croissant de lune. machouillis de saumâtre et de modeste cafard, un écoeurement léger qui joue les funiculaires des voies digestives. je téte le thé, lappées de chat mouillé, j'appréhende l'aube par les portes basses, le ventre paillasson crotté de nuit et cette sensation étrillée qui brouille mon appétit de soleil. c'est ainsi. un lever dérisoire sur un jour miroir, glacé, froid inaltérable, Sysiphe ordinaire du quotidien clôné. un rayon fend le linoléum de la cuisine d'un éclat bleuté et rase mes élans court et frais. poème afternight, bégueule. je déglutis l'instant, un poids de temps au travers de la langue. mon âme animale cherche l'abri pour s'enrouler contre son mal et le guérir des regards.Mais déjà je travaille du chapeau, presque parfaite image à mettre entre les pages du bréviaire porte-feuilles