poematique expiraTOIre
petit matin prodigue distribuant des escarboucles sur le champ d'à côté . les pierres précieuses estivent entre feuilles et pâtures. une gouache coquelicot qui ne veut pas abdiquer, l'automne attendra encore un peu. j'enfile ma laine de seigle. marcher des segments de jambettes et jouer l'Arlésienne, agenda perdu, modeste manif anti- tout où je tiens mon chiffon rouge à la pointe du sein. chercher entre quelques traces une dédicace à l'amour, un lierre très fort serré contre une écorce, un baiser de bourdon dans un coeur de pistil où y mourir de froid, une série de mots qui viennent affranchis et libres nouer mes lèvres, des odeurs, des oiseaux. passerelle japonaise jetée d'un jet d'encre. les mondes interfèrent et se pénètrent, habitacles et fumées.