poematique expiraTOIre
mon terrain de mots est un parc après l'enfant - reviens mon pays bien-aimé- il a plu sur les jeux les seaux et le sable. comme c'est beau ces brouillons de l'averse, ces points de suspension pour repiquer l'automne. tous les sols sont de papier. marquer...
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Je ne sais plus pourquoi je t’aimais. Comment aujourd’hui le savoir…tu n’es plus, pour me rappeler à nous. Je me dis que bien sûr oui j’ai dû être dans cette admiration étonnée qu’ont les petites filles et puis tu as vieilli sans que je n’aie jamais eu...
Lire la suiteil faudrait pouvoir brûler derrière soi tout ce que l'on a écrit. ne rien laisser en plan, ces traces bien marquées, impossibles à biffer et qui sont nos contours. courir devant son feu, juste avant la mèche explosive, comme les prières disparaissent...
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Je ne suis pas ta rivière avec des morceaux dessus, gruau de gelures, ni soupe originelle de laquelle on tire sa louchée d’amour. Brassée de restes de fracas et du bruit incessant des chutes. Suis la mousse à peine, la source qui ne sait pas l’embouchure,...
Lire la suitepassage sous la terre. te souviens- tu ce qu'on en disait? ..manger la terre. le goût âcre qu'on a dans la gorge quand les choses sont rampantes, qu'on est comme le mort, sous la couche d'herbe, sous la motte. qu'on doit se tordre, se démener, serpenter...
Lire la suitemon père ne cesse de s'en aller. la maison est pleine de ses savates qui processionnent. le chat passe aussi. il étrenne les murs à angle vif. important de se frotter à l'espace et d'y gratter ses puces. le vieil homme fait dans l'invisible la gestuelle...
Lire la suiteje me baigne. azur dedans. très bleu. antique ancien profond. c'est la couleur où je te rejoins. j'y crois. j'aimerais dire jaune ou rouge, une teinte moins commune. tout le monde aime le bleu. je suis comme tout le monde. c'est important. me trouver...
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l'important c'est de sentir que ça bouge, que le corps ne reste pas à l'arrêt que la route se déplace, qu'elle roule sous moi. n'importe quel mouvement mais un déplacement, une déviation. l'ordinaire ne peut pas cimenter ainsi les semelles. avancer ou...
Lire la suiteme laisse parler. me laisse divaguer. le ciel est bleu comme un bol de lait porcelaine. en dehors de moi. -il y a toujours des vitres Sécurit dans les parloirs- sous cloche. errance intérieure. partout la même. dedans ou dehors, pareil. je suis dans la...
Lire la suiteil a dit que je ne cherchais rien, qu'un lecteur. comme si la vie n'avait jamais eu rien à voir avec l'écrit...qu'on me dise si j'ai tort, veux comprendre. je pensais mettre à nu des choses qu'on n'arrive jamais à expliquer et qui sont toutes enfermées...
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