poematique expiraTOIre
j'ai dans le creux du bras un bleuet qui pousse une excroissance d'ecchymoses comme une planète vue d'ailleurs avec ses continents déserts et ses amazonies j'envoûte à la saignée un perroquet d'azur et d'ébrouer le bras je vole. .. je volerais donc et...
Lire la suiteme feras -tu une pierre pour attacher l'oubli quelque chose glisse hors de moi comme un habit défait une bogue séchée implorant la fin des histoires fleur grise d'un été de splendeur encore un coup du vent et tu seras parti me feras-tu une pierre dans...
Lire la suitetranse obsessionnelle asile centrifuge des folies qui tournent en rond mes limites fuient à bout de bras fluides révolutions rougies sur l'ongle j'agite mon baiser sans lèvres petite transe pour me perdre en moi-même enroulant les nuits dans lesquelles...
Lire la suitepour me lire il faut voir... projeter les mots sur des falaises et laisser le jeu des lumières travailler mes images. je parle parfois de cinématogrammes, une poésie du scénario en somme. alors on ne comprend rien mais on saisit tout ou presque. ;-))...
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je ne suppose rien hormis le vert des jardins qui poussent quand tout traverse c'est de part en part et je suis percée mes étamines en l'air drapeau mité et la quarantaine en semences le voyage danse en espaliers de la cambrure et des arondes tout le...
Lire la suiteje sens la danse. les pas chassés comme une suite d'ombre je glisse sur ma vie sans pouvoir - oui avec l'impuissance de poser l'encre. je ressemble à une coulure éphémère sur un temps pisseux. et c'est lente liquéfaction, de plus en plus évidente de plus...
Lire la suiteDire que j’ignore quel goût tu as... saveur moire des fenêtres ou plaine émeraude ? champ noir de la terre ou ombre des bouleaux ? Cambouis talc et ce pas de renard qui chasse. Ou encore cet anneau de brissago dans une chambre éteinte… Dire que je l’ignore...
Lire la suitefrémir d'à peines frotter longuement ses pierres jusqu'à l'usure de l'eau tes reins comme le chenal de vivre et le sabot d'un navire qui trace ses oiseaux je vis dans un jardin clos terrains embrassés rimes et oraisons le clapotis de si peu dans le tamis...
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je ne sais pas enfanter pour toi d'autres nuages mes colonnes de fumée gribouillent en minuscules la calligraphie de la bise il te faut brûler mes lettres dans le brasero d'un ciel crépuscule ce qui monte échappe à l'horizon comme des séquelles d'un incendie...
Lire la suitetyphon d'azur ton œil perce la jupe des arbres et ce trou de lumière dans le noir ajoute une ocelle au poète sorcier amour couturier des oiseaux t'ont vendu leurs becs pour ces franges de peau tu leur dois un envol adosser son échelle contre des cathédrales...
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