poematique expiraTOIre
je ne suppose rien hormis le vert des jardins qui poussent
quand tout traverse c'est de part en part
et je suis percée
mes étamines en l'air
drapeau mité et la quarantaine en semences
le voyage danse en espaliers
de la cambrure et des arondes tout le corps chevillé
à cette roue qui fait l'étrange et les dossards du rêve
je ponce l'espace qui fait tampon
frénétiquement
heure par heure éroder le ciel
et les isolations brumeuses m'écartant d'un coin de soleil
je décape les murs en poète comme il faut
avec l'émeri des mots et l'eau forte des moulins
j'use l'éloignement à la brosse à l'étrille
en bas le frais élan d'une liane porteuse
tandis que la pluie jette l'échelle de corde des anges