poematique expiraTOIre
mon étrange outil dans la main. trop petit, glissant, lisse, dont je n'arrive pas à retenir le corps. il va m'échapper. même en serrant les doigts, il s'enfuit et m'esquive. oui lui, ma plume métal. je prends le poisson par les cornes et j'y vais d'un...
Lire la suiteil y a à ma fenêtre un moine cerisier à ses pieds les cercueils des flocons prises des racines et des écorchures dans la terre pénètrent les brisures envolées de la Lune je mise ma tête au hochet de ses branches une pluie de pétales et l'averse des idées...
Lire la suiteranger les souvenirs dans le semainier. ai vécu quelque jours avec des noms de planètes pas plus mise impie des heures bigoudis sur ma tête comètes et rouleaux pour les quelques piastres de salaire des jongleurs de fossiles ils tiennent sur leurs sexes...
Lire la suite-traîne de blues, la nuit quand même finira par s'en aller et rejoindre un peu de ciel. il fera beau à en croire la fenêtre. -me suis leurrée,(j'ai dû le vouloir inconsciemment): l'image n'était pas pour moi. cela ne fera qu'ajouter une pièce au dossier...
Lire la suiteQui fait quoi au portique de ma solitude ? Mon image se tient à califourchon entre les stèles à saints et les niches à pigeons. Tout en haut de l’immeuble. Flagornant et piaillant je ne sais trop quelles litanies et quelles oremusparty à deux pas de l’église....
Lire la suiteil n'y a bientôt plus qu'un seul mouvement. celui de la folie assise, celui de la folie debout. ne parle pas de délires, de crises, ni même d'angoisses. seulement des murs de la prison, du lisse parfait des murs de la prison, qui sont eux les angles vifs...
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ouvrir le lit comme on ouvre la plage, dune après dune, échine contre échine dans le plumier d'eider. ouvrir le lit et me déposer sur les éponges. bronzer dans un pore à pore avec l'encre. dans cette fente granuleuse où je disparais à la course, après...
Lire la suiteje reprise le miracle magie de deux sous qui faisait des colombes le reprise au fil, au chas et de ma coudée d'impatience je boucle ma bouche dans ta boucle je serre fort que ne lâche aucune de nos mailles me tire des aiguilles dans la tempe tous les...
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me lever avec le cou bleu d'un jour peut-être beau et chaud. entrer ainsi la tête haute dans l'uni vert et dans le détachement d'un peu d'air qu'est le ciel, les pieds enfoncés dans le quotidien. je me sens tige , verticale, dressée. c'est assez rare...
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Baptiste Gaillard Baptiste Gaillard (1982) travaille dans le champ de la littérature et de l’art contemporain. Il a publié des extraits de ses textes dans des revues comme la Revue de Belles Lettres 2012-2 (Genève), la revue Triages #22, 2011 (Tarabuste...
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