poematique expiraTOIre
j'habite le pays de ta langue la loge de salive des territoires de nuit le même sang fièvreux le rhésus pareil de nos mots asthmatiques la réserve semblable des poèmes indiens une incantation cousue entre nos lèvres porte nos voiles humaines
Lire la suitecourir après ces mots qui sont montés avec un flot de folie ordinaire, ce dire qui saute les barrages et pousse droit devant sa roue et ses vieux restes. tenter en vain de soubresauts de prétendre à la voltige. mais rien n'y fera, bien sûr. qui croira...
Lire la suiteje marche mes lacets attachés aux souliers d'un autre ciel un empois de sel et de plâtre sur le chemin le jour m'offre des mots pour d'autres pointures le poème passe son tour
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j'aimerais comme d'autres ouvrir le tiroir des anciennes amours, les souvenirs en vrac, les instants forts... ou flasques. tout ce qui m'a faite. j'aimerais recourir mes marathons de mémoire mais je ne sais plus rien oublié. tout s'est lentement enfui...
Lire la suitechaque nuit tu l'enroules dans des draps de branches la serres comme un fagot magique entre tes bras devin la humes jusqu'à tes hypnoses cette odeur verte qu'elle suinte à tes épreuves chaque nuit tu danses ses éboulis de lierre picorent ton rêve et tu...
Lire la suiteje m'ennuie comme une colombe dans un hamac une poêlée de vent brûlé dans le désert je m'ennuie de ta bouche moite qui ponte les errances lasso de baisers capturant l'indicible je m'ennuie de ne rien connaître insuffisance cardiaque et plexus replié
Lire la suitene t'en fais pas j'écrème chaque jour ce lait d'étincelles qui allume tes vaisseaux je bague ces dépôts de lumière gaspillée sur ma nuit et je m'en vais avare les cacher sous mes draps copeaux de rêve contre mes insomnies
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Puis-je écouter ce truc que je regarde… ? Tous ces mots qui se mettent à cogner dans le palais des lèvres, ces suites, ces wagons de vocabulaire heurtant les lignes de mon cahier intérieur. Cette légèreté parfois, cette épaisseur soudain. La charge aux...
Lire la suitemettre ma soif dans ta poche remous espiègle de tes doigts qui jouent dans le taffetas juteux de mes délices esquiver le naufrage un rire le long des nervures de soleil en écho et cascade
Lire la suiteIl y a dans le parc un grand bateau invisible. Un cargo, un tanker un bananier. Que sais-je ? Un bruit étrange de conque régulièrement traverse les tilleuls. Je cherche les embruns entre des fétus de maïs et des bordures de ricins. Un ticket de voyage,...
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