poematique expiraTOIre
les mots tombent comme l'horloge de mer un tic tac d'eau et de sel dans le cristal de tes coupes cette langue sape de nacre une douleur sale dans les couveuses de la fête le bris des poètes mousse d'écume en chevrons de vaincus la salive de cils secrète...
Lire la suiteil y a des mots qui te vont tu les endosses peau à peau c'est toi des mots source des mots cailloux des nids stellaires et des amulettes dont tu ceins l'avenir tu viens de loin et cette halte parmi les arbres n'est qu'un soupir de sommeil ange cyclope...
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pommier d'amour avec ses boules de Noël ensemble profane les palais du désert tirent au cordeau leurs élégances un vent léger scalpe quelques cloques de sable indolence des rubans la fête range ses prières vicinales - approximatives cohésions de coeurs...
Lire la suiteje suis ta soeur ton andalouse tes fripes sales ton coeur au sel matines pures matines froides ton corps lourd ton corps gabelle je suis ta peau tes os ton ventre ton univers entre deux planches ta cabale de pétards la suie brûlante du blizzard je suis...
Lire la suitemiroir sur la table des cartes navigation de transparences dans ces reflets tourne un cheval à la longe et glissent sans bruit des sabots de sable dans les verreries de feu miroir symétrie tout ce qui est essentiel se voit double *** éboulis de sablier...
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être de quelque part ne s'improvise pas vraiment... on n'est peut-être pas tous de ce coin de terre, celui-ci ou le tien peut-être sommes-nous de grands navigateurs, des îliens de l'âme. peut-être sommes-nous d'un très petit coin de jardin, d'une église,...
Lire la suitepetite sublimation de thé, vapeurs vertes grimpant les heures vagues. je goûte l'astringence et cette bouche en absence d'effusion ma langue s'emplit d'un drôle de vocabulaire, papilles papyrus roulées sur des parfums d'eau je m'élide comme une question...
Lire la suiteje pose mon coeur dans vos mailles grises couche d'oiseau à la chaîne j'ai le temps à user longue nuit à la lime avec son libellé de rouille sur mes doigts l'hiver nous couvera chauds bateaux des fontes glacières ou passagers de soleil garde-moi même...
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dos d'argent et prose à écailles on détrousse du doigt mes arcs- en- ciel et ce crochet sous la langue mes essences flottantes comme des marées grasses poissons femelles de houille et de lumière comme je suis des goudrons au soleil à pondre des oeufs...
Lire la suitetous mes efforts de naître, germination lente avec ses rhizomes, ses rondeurs prêtes à éclore. ma montée en méduse dans la transparence aux filaments de lait. as-tu vu mon élan vers là-haut où tu m'appelles, ce goût épris de lumière, as-tu vu comme je...
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