poematique expiraTOIre
petite sublimation de thé, vapeurs vertes grimpant les heures vagues. je goûte l'astringence et cette bouche en absence d'effusion
ma langue s'emplit d'un drôle de vocabulaire, papilles papyrus roulées sur des parfums d'eau
je m'élide comme une question dans des conditions précaires. je bois sans suite, d'une ivresse sèche
mes paroles prient parmi des encens des dieux volages, des échelles en mal d'anges tandis que je déglutis
je laisse parler les buées, l'humide message du temps qui suinte
et je garde aux mors cette amertume bronze