poematique expiraTOIre
ô silence, tu
miettes partout disloquées
ce qui était miracle s'est désenchanté dans la lumière trouble des mirages
silence trahi
tu as remis au vide le soin de me garder vive
silence
les cordes que tu tresses au cou font éclore des soupirs derniers, comme on éteint des fleurs dans sa voix
j'aimais
todo cambia tout change
tout tourne et se dissout
qui oserait encore saisir le vent
il faisait des cieux larges et ouverts
la folie de cheveux pour peindre des pays vastes
le vent s'arrête aussi
et je regarde le désert que c'est
de si belles choses
pour inventer la mort