poematique expiraTOIre
..j'ai trafiqué avec l'aube ce matin. j'ai décalé pour voir - pour ça voir- , le zodiaque perturbé, mon sagittaire dans une vénus endormie... cela en dit-il long sur mon ciel ce samedi..? comprends-tu que ce retard de livraison de l'éveil m'oblige à changer le thème de notre échange? l'aube n'est peut-être même pas venue qui sait? en tout cas j'ai rien vu, et voilà donc que je puis rien en dire
mais je peux te raconter ma nuit, et cette fête au château où chacun vêtu de ses robes de perdrix des neiges ou fracs de lièvres variables, dans des prairies nappées de blancheur avait des envies de pique-nique et de picorées au cou des baisers tendres. l'âme était propre et nue comme sur la toile du Désir sur l'herbe du bel Edouard. allongés, nous étions et notre ciel ressemblait à une église tendre qui aurait invité un accordéon de bal pour célébrer la messe. j'ai adoré ma messe païenne, les mains jointes sur les tailles et les psaumes rouges de lèvres éclatant de rires.
sais-tu cher que j'ai dansé et chanté et que mes bottines lacées ont presque réussi à traverser les sept lieues qui nous séparent...
bien à toi