poematique expiraTOIre
encore une nuit sans phare pour creuser des tunnels
une nuit de réglisse sucée à bout portant
et qu'on tient les mains jointes sur de sombres dentelles
une nuit orpheline
une nuit d'émigrant
alourdi de valises étiquetées très loin
lourde à s'assoupir assise sur le voyage
les yeux pendus le coeur ballant
entre des fleuves et des sablières
ma jambe étreint l'espace
sur de jolis linceuls
il fait nuit en dedans