poematique expiraTOIre
chute attendue- comme un incident obligatoire- l'effort de soulever les agrès acrobates d'une lumière qui aveugle.
il le faut bien, nourrir l'oeil de cet éblouissement droit dans le front- l'effort est parfois si difficile à organiser contre si peu à vivre.
la douleur est-elle si insoutenable ou est-ce reprendre le chemin qui y conduit- dead man walking-? le corps se refuse au danger, à le revivre. il renâcle, il ne veut pas.
déjà vu mourir. ne plus jamais, ne plus jamais...
ma chair se retourne, haut-le-coeur viscéral, elle sait bien où cela va la conduire. impasse terrifiante où s'assène le dernier écho, d'une traite, d'un soufflet.
aimer?
quoi, si ce n'est tenir ce mot à grande distance, le considérer sous tous les angles morts.
laisser ensuite tomber.
chute sans imaginaire, victime sans consentement, et tant de dégâts qui demeurent, ruines laides dans des cités ébouriffées de doigts neufs.
essayer le contentement sordide des petites affaires, le temps qu'il fait, le noble geste des masturbations de caddy, la crémaillère Nespresso what else.
j'essaie, parce que le change est en ma faveur, riche des résidus recyclables de la journée.
à quoi bon forer l'immense à la recherche d'une résonance? cette voix -la mienne- a la propriété naturelle de n'atteindre qu'elle-même. autour des murs anti-bruits.
déjà, je ne dis pas grand chose, mais face à ces structures ciselées privées, c'est à peine si je m'entends.