poematique expiraTOIre
ce ne sera pas jour
d'oriflammes ou d' architectures
mais je serai trouée pour prendre l'air
une écope à la main,
très penchée
sur le miroir,
pour recueillir le premier mot
il sera plus net
que l'articulation d'un canon
plus flou que le goudron dissolvant l'arc-en ciel
plus vrai encore que moi
qui ne sais plus qui je deviens
ma tête est un panier de rêves
désenflée enflée au gré de ton idée
je l'ai assignée à lui faire un écrin
à te faire dans les pierres
le pont d'un vrai baiser
tête en l'air tête en terre
ma demi-roue me cambre vers le ciel
arche de chair
pour mieux tendre l'oreille
je cache sous le pied la recette de la route
des lignes ferroviaires des rides à bout de nerfs
tu connais bien là mon effort
et ma cuillère en bois
pour surprendre la bulle qui veille ton discours.