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poematique expiraTOIre

papiers blancs

Bords de feuille,  carré net, plan blanc,  sur la table.

Fixer l’intérieur et le regarder s’enfoncer en lui même, se perdre dans l’entonnoir qu’il y a toujours planqué dans le blanc ou le noir. 

Regarder ces particules, ces limailles, cette cendre s’en aller lentement vers le trou. Lentement mais aussi irrémédiablement . on ne va jamais faire tourner le siphon dans l ‘autre sens ni faire jaillir au moulin des petits crachats de couleurs ou d’encre.

Fixer cet espace qui semble plus large plus béant que partout ailleurs et voir que l' œil s’y engouffre, qu’il déboule, qu’il part avec la matière.

espérer un instant franchir le mystère avec le reste, l’autre côté de l’image. Mais non, on reste toujours à la périphérie du secret. on ne peut y accéder, on ne peut qu'en sentir le mouvement d’absorption d’engloutissement qu’il a.

je m’approche encore. je vois bouger l’air,  un vibrato multiple, des modulations de lumières. La feuille s’anime. elle est comme un nombril dans la peau du soleil.  Je chute dedans je me laisse aller. Je tourne comme l’eau dans le sens des aiguilles de la montre ou l’inverse.

une feuille blanche

Et quelqu’un ailleurs vient de jeter sur la lumière la poudre grise et fluide des écrits, des écrits sous texture.  Comme si ainsi allait mieux se révéler le chemin infini qui me tire vers l’infime et l'autre bout de l’univers.

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