poematique expiraTOIre
le piano déploie une étole mélancolique. j'enroule contre moi les nocturnes, j'imagine, les yeux drapés de fumée, leur pays de pluie et de brouillard. il fait beau, lunettes noires les nuits ressemblent à des cimetières où se baladent en cuissette des limbes d'été. je saisis la canne blanche de ce grand soleil pour arpenter mon songe, dans le hamac, tout bouge sans jamais disparaître. je me laisse voguer, Chopin entre les tempes. les nocturnes au soleil, c'est comme la nuit avec un linge de plage, une baigneuse en guimauves et quelques algues pour lui faire des vertus