poematique expiraTOIre
retour à l'été. grande chaleur toute droite et fière et ciel intense. le bon côté des choses, le bord doré des porcelaines. terrasse et bain mousse de soleil. lumières! lumières! crie-t-on sur le plateau et le cinoche commence. un de ces feuilletons de campagne, celle dans laquelle il n'y a jamais eu que des petites guerres. j'écris le mien, sans le moindre mystère. faire partie du décor et regarder passer les familles avec leurs toutous premiers et leurs puînés humains. sur la balance le quatre pattes est de loin le plus beau de tous leurs enfants. le couple se déchirera sa garde sans doute au prochain virage. un beau jeune homme vient à peine de me déclarer être si content de lui. il vient de prendre conscience que sa vie d'homme commence. il avoue sans réaliser sûrement ce qu'il me dit: enfin! j'ai un appart,' un chien, un travail ...et réfléchissant, et une copine. je ne sais que lui dire. j'aimerais le prendre par la tignasse et lui flanquer une fessée. sur ma chaise de jardin, l'écran presque sur les genoux, je n'ai rien à dire. ce ne sont pas ses pleurs qui vont m'obliger à quelque douceur ou berceuse.