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poematique expiraTOIre

journal 94

 

 

tu as mis tes lunette noires et tes ébouriffures rastas. chenilles dans le ciel et grouillements parasites. le lierre de ta tête s'accroche à ce qu'il peut et tes idées font d'assez sombres projets pour cette course et ces essoufflements.

 

je te vois développer des desseins à bout de cuisses, des tracés dans la neige, ce noir qui est ta marque, ce blanc qui est la vie et vous deux en sordide bataille.

-c'est comme ça souvent le mal de vivre, deux endroits de la journée qui se décollent. revenir sur ses pas et défaire ce qui déconne. rester au point de l'aube, au point mort.-

mais tu dois choisir.

tes lunettes noires pour rester l'anonyme chagrin, tes cheveux pour ce qu'ils tressent avec les anges et toi au milieu, rotules pliées, entre le droit et l'écroulement. neige et nuit indécise embouchées.

es-tu de ces rivets magnifiques qui tiennent la bâche du ciel à la nacelle Terre. torturé, entre, comme si souvent, tu ressens le déchirement et ce craquement de ton être disséminé.  parti à prendre.

à ton poème d'acier, à tous les feux trempé, tu tiens.

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jl 27/02/2013 09:07


Je crois que tous les êtres sensibles sont  "de ces rivets magnifiques qui tiennent la bâche du ciel à la nacelle
Terre" c'est pour cela qu'ils disent les seules vraies choses. Les belles & cruelles aussi. Et toi tu les dis bien, avec tout le mal autour et... dedans.

annaj 27/02/2013 09:38



artiste riveté avec des écrous intérieurs et des clous dehors ..destin de limailles