poematique expiraTOIre
je te vois développer des desseins à bout de cuisses, des tracés dans la neige, ce noir qui est ta marque, ce blanc qui est la vie et vous deux en sordide bataille.
-c'est comme ça souvent le mal de vivre, deux endroits de la journée qui se décollent. revenir sur ses pas et défaire ce qui déconne. rester au point de l'aube, au point mort.-
mais tu dois choisir.
tes lunettes noires pour rester l'anonyme chagrin, tes cheveux pour ce qu'ils tressent avec les anges et toi au milieu, rotules pliées, entre le droit et l'écroulement. neige et nuit indécise embouchées.
es-tu de ces rivets magnifiques qui tiennent la bâche du ciel à la nacelle Terre. torturé, entre, comme si souvent, tu ressens le déchirement et ce craquement de ton être disséminé. parti à prendre.
à ton poème d'acier, à tous les feux trempé, tu tiens.