Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poematique expiraTOIre

giacometti

 

     photo enlevée             

 

Maigreur aux gros souliers… ah ! toujours ces godasses qui empêchent l’envol.

 L’homme sans  genoux. Moi je crois que c’est parce qu’il a peur d’y aller parce que la porte est étroite et qu’il importe de la prendre non pas de travers mais droit  dans sa pupille de reptile. Sans genoux ,  oui cela empêche la danse. Il colle au sol, il doit tirer son chalut et ce qu’il est lourd, plein, débordant. l’homme- lame, l’homme- épieu,  l’homme- lance, l’homme traîne et  traîne avec, tout son passé, son banc de frères et de parents déchus. Le passé qui ne lui fait guère d’avenir.

Il est si mince qu’on imagine qu’il suivrait bien un coup de vent mais non. il n’a presque pas de présence. Sûr pourtant qu’il pèse un poids infini. Jusqu’où va-t-il, the dead man walking ? Il se force, il ouvre le compas comme pour en finir. Mais moi  je l’imagine l’artiste, collé à sa douleur, combien il a dû tirer la langue pour la dresser cette révolte jugulée d’homme d’avance vaincu.

Et puis regarde,  tu vois cet autre qui regarde, il a peut-être une chance de survivre. Il a les épaules pour porter la danse, il a la flexion pour accepter le vent, il a cette assise terrestre qui donne une chance au ciel de faire des miracles. C’est à ça que sert l’art, non ? à alléger ceux qui le contemplent… ?

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article