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poematique expiraTOIre

vertu

Sans prise de tête, slogan président, slogan majeur sur les virtuelles amours. Sans prise de tête mais prise de quoi  d’autre ? … Alors l’homme arrive,  il prend sa tête,  la pose sur le palier ou sur la commode entre son trousseau de clefs et son  porte- monnaie et puis dans une sorte de sauvagerie moderne, il procède à la mécanique de la relation. On ne sait trop ce qu’il y met,  ce qu’il y perd...lui-même ne le sait pas, la tête est ailleurs. Il a ouvert une parenthèse  dans laquelle il n’est plus ou pas lui-même, sorte de poulet décapité courant dans le pré suave du plaisir.  Et puis par un soubresaut miracle de rattrapage,  il récupère l’outil pensant et fermant la parenthèse autant que la porte,  il achève de se rendre plus bête encore qu’animal. Je me demande quel intérêt de vivre ces sortes d’absence que l’on ne peut ni ne veut intégrer dans rien de sa vie. Comme des coups de gomme dans la conscience.  Il pourrait faire de ces instants neufs inédits des moments intimes vrais, mais surtout pas ! Grands dieux ! Non ! Incapable d’intégrer le désir dans son corps et dans sa pensée, incapable de vivre pleinement une relation même passagère...(qu’a-t-elle de moins vivant que les autres, cette relation-là ?)  mais qu’en fait-il de ces heures qu’il prétend être respirations sur sa  trajectoire ? Rien. Il n’en fera rien. Pas vécues.  La vie est ailleurs.  Sinistre  défection de la pensée, de sa propre liberté , de sa vérité.  Il préfère détourner les yeux et ne pas saisir sa chance d’exister.

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