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poematique expiraTOIre

louise bourgeois

       photo enlevée      

 

Ces mains comme des osselets, saignants rouges, empreintes d’un crime déjà largement  charcuté. L’assassin coupait-il les bras de ses victimes, en faisait-il des  signaux et des sémaphores sur le flot continu des amours défaites ? Et puis dans des urnes blanches à fixer contre les murs, refaisait- il l’inventaire des suppliques amputées. Tiens ne serait-ce pas  Maria ici ,on dirait son auriculaire de salamandre et là le poignet d’Anna ?…

Mains tendues aux doigts écarquillés. Prennent-ils la mesure de la détresse à l’empan d’un cri muet ?

Ombres chinoises dans la boucherie des jours. L’équarisseur  des fraternités déçues a pelé ces muscles. -On appelait ça des écorchés, quand les peintres étaient autorisés à disséquer leurs modèles. - Je songe  à fuir me rappelant ces instants nus où c’était bien plus que la peau qui avait froid mais l’âme dessous  et la nuit qui ressemblait sans fin à une plaque de cuisson trop longtemps allumée, prête à me foutre le feu.

 

Quand je me retournerai, j’aurai les yeux clos. J’aime pas souffrir.

 

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