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poematique expiraTOIre

la gratuité des choses

Avez-vous conscience d’amener ma poésie vers sa fièvre

dans des cavernes  nues

de l’acculer à sa limite entre des inquiétudes et des fêtes foraines

 où on tente de voler sur des chevaux de bois ou des soucoupes

ma petite misère tremble 

s’agite de clochettes

de sépales soudés

de gouttes

de suée

et mon dos retient le ciel qui tombe

elle danse et se casse

semble parfois géante et  puis se replie  raide dans un trait déjà gravé

elle est dans le calumet d’un ciel sans route

une ride promise à rayer la beauté

et puis suave elle croît comme un soupir de cyclope

au  fond du rouge de son oeil de sang

 et quand se tournent les jours comme l’éventail

il reste sur la vie que je dis des concrétions de carbone

et une  poussière à narguer du mirage

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