poematique expiraTOIre
Un froid de piètre saison inonde mon sang
transfusions de givre sur des fruits de rosée
engourdi des seringues
avec narcose en plein dans l’os
une ébriété entre deux ciels
l’épais futon des brumes palustres
Mi- terre mi- flotte et l’air compact au milieu
Pressé jusqu’à ces lueurs qui suintent entre chien et loup
atteindre la jetée
où on lâche la main et on ne s'attend plus
atteindre cette zone brûlée
où l'on franchit sa ligne et se voit sans limite
La nuit cache encore tant de choses
Des choses à ne dire qu’en son secret
La nuit veille
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