poematique expiraTOIre
j'ai arpenté pour toi un labyrinthe
les jours de la lune qui croît et ceux de la lune mourante
enroulé le chemin des pulsations
ventre qui respire prend le large et s'essore
j'ai ouvert mes mains sur l'arête des pierres comme ma jupe de danseuse
et j'ai tourné ainsi à la faim de tout centre
ma tête au-dessus de la Terre
bouche ouverte vers un sexe solaire
tu es plus secret que le lacis des arbres
la sève me traverse et je suis la rivière.