poematique expiraTOIre
névrose à la main, à la peau. tout autour la gangue sombre. mon coeur a ses voilettes, mon apparence dans les filets. j'exhale des senteurs d'asile, des choses indomptables et sans rémission. tous les jours. j'accuse le trait, je suppure doucement, je suis une blessure, une affaire médicale, comme on dit un cancéreux, un tuberculeux, électron dans la shizopathosphère...je bande avec des gazes et des nimbes de plumes.
mon corps décalcomane reprend les formes des radio X, sphincters infra rouge, je chie des papiers. je me sens sale, toujours aux urgences. quelque chose de l'hémostase toute bleue me parcourt sans cesse, je ne me contrôle pas. il y a la bonde et puis les flots. sans arrêt. quand arrivent mes moussons, c'est l'inondation. on rame un moment dedans et puis on se retire. il est temps. alors sur le reste de terre, le sol râpé de ces orages, je compte les pierres, cadeaux de topaze ou de jade, un peu de ciel revenu du camp de mes enfances