poematique expiraTOIre
tour de Hal
rentrer dans son oeuf, la peau calcaire où s'ébattent des plumes et des images. y rentrer en enroulant son corps comme un tourbillon se niche dans le siphon de l'évier. fermer les yeux et puis les mains jusqu'à éponger cette angoisse triste qui veut me faire rendre gorge. laisser marner momentanément cette vague qui submerge le matin. soleil rideaux fermés. dévisager la journée qui vient de poindre et fixe mon regard comme on cloue un tableau ou des assiettes en céramique sur le souvenir. la ville s'est tue pour que je m'éveille. dans cette nudité de noceurs et de passants. la rue juste en dessous si vide si plate si blanche...j'attends ainsi blottie dans mes efforts de découverte, que la rue Saint Géry s'anime un peu. les aubes ressemblent à des cimetières.