poematique expiraTOIre
à ce temps de sécheresse, d'un aride venu par le froid, par la solitude peut-être, je tente ma réponse. il faut macérer longuement pour en arriver à de l'encre. sur ma fiole, le liège. un peu de nuage, un peu d'arbre. je laisse venir la pourriture noble. ce sont des infusions de linceuls, du trempage. on mordance l'eau, on mordance l'étoile, on mordance les papiers. trois opérations sublimes. parfois les mots virent, ils ont trop attendu ou alors pas assez. ils cassent leurs coquilles avant l'oiseau. mais qu'à cela ne tienne, on s'en remet au temps, aux saisons, au variable des sueurs. ce ne sont pas quelques corneilles noyées dans la sépia qui changeront le cours des choses.