poematique expiraTOIre
tu as plaqué l'univers sur la porte de la chambre
lits et déluge de fuite
glissé tes mains dans le delta
agrafé des fleuves sur le bois des palissades
puis un oiseau
plus rouge qu'un coeur de feu
tes paroles ont fouillé des mots à même la langue
goûté chaque syllabe comme des noyaux dans la bouche
et le sucre d'un jus de cerise
un oeil trouble la lune
et touche d'un cil l'âme des puits
si proche que je dors dedans