poematique expiraTOIre
face monde pleine poire. tu es la vie te prend t'embarque. tu es passager inclusion dans le bois du navire, ligneux de chair et de feuilles. greffe douloureuse dans les fentes. tu racines avec peine, tentatives friables. quelques fils peut-être te retiennent...bouture...
Lire la suitecahier neuf. y chercher l'épaisseur de la flamme qui brûle sur la table et qui est censée tenir, même vacillante, une prière, un fil de vie. je l'ai allumée très tôt. je savais bien que très vite je n'y penserais plus, que j'allais me divertir de cette...
Lire la suitePas de bras, mais des épaulailes. Deux branches de ciel ramassées dans les salières des omoplates. Quelque chose qui aurait avorté. Moignons divins moignons célestes. Elle ne volera pas mais plus légère tout de même, brassant le ciel, émulsion d’ange....
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il y a toujours de ces jours où, en plein hiver, on sort le printemps pour voir de quoi il aura l'air. alors le ciel est bleu, une lumière pure et neuve...on se sent du parti de la vie, propagande réussie. on vote pour, on est d'accord. la verdure, les...
Lire la suiteme laisse tremper les sentiments ont croûté, fine étoffe de gelures à briser au sortir du corsage. zone prélavage. faire avec une patience impeccable l'engramme du souvenir, compter ses taches. comme si des marqueurs mots dits avaient établi quelque chose...
Lire la suiteces mots, tous, n'ont rien de léger. ils ont leur patrimoine, leurs ADN shrapnel, mission secrète. ils prennent chargement d'obus dans la base intérieure, font le plein de carburant. ils iront loin ou court, mais ils iront juste là où ils doivent faire...
Lire la suiteParfois la poésie n’est qu’une bibliothèque de couleurs, comme le ciel se remplit d’assourdissantes meutes. Derrière le bleu. Sans image, l’orage. La tête est obscurcie Le cœur en arrêt Je sens qu’il faudrait franchir une douane Noire bien sûr Qu’il y...
Lire la suitela poésie, avec ses mots, comme des paillettes, des écailles - j'aime tant l'écaille, pour son admirable reflet, sa transparence en lumières, son art de l'aviron à même la peau- ne rapproche peut-être pas. elle me projette sur un faisceau bien loin et...
Lire la suiteIl dit que je ne dis rien. Que les mots sont des mots et qu’ils ne m’appartiennent pas. C’est le hasard qui les fait sortir de ma bouche, la parole est bien au-delà des corps. Ça vient de derrière l’univers presque. peut-être a-t-il raison… ? Il y a une...
Lire la suiteje suis sortie pelleter la poudre. poussières blanches ultra bright. aucun effort. l'outil a glissé sans heurt, en accord. pas un bruit dans la rue, première à la tâche. tout est propre comme il faut... mais voilà je regrette chaque traînée. une si belle...
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