poematique expiraTOIre
il a dit vivez heureux et puis s'est retourné vers la fine beauté d'une ombre. je referme le livre. moi aussi, je promène ma terreur inutile dans ces passages, là où les autres crèchent dans des découpes électriques jaunes. tombée du nid sans doute. chapelet d'interstices, faut bien s'intercaler quelque part. je lève la tête. là-haut même si c'est noir je sais que c'est profond. des espaces dans lesquels avancer si tout est trop étroit ou occupé ici. la nécessité crée l'organe ... quel besoin m'a donc mise au monde? il a comme moi ce moment lucide: personne ne l'a réclamé ce jour. et je sais que demain ce sera pareil et qu'il faudra songer à nouveau à prendre ces mêmes chemins de traverse et pointer un trou dans le noir en me disant, abasourdie de bonheur. c'est là que je vais.