poematique expiraTOIre
je me sens grave, ce matin, gravée au noir oserais-je. les lignes forces, les grands traits de ma peau semblent plus forts comme si le reste s'estompait avec ou dans la brume.
demeurent des lignes méridiennes, quelques poignées de nerfs.
le soleil, qui va venir peut-être, finira d'étaler les chenaux de mon corps.
il fera l'étendue du désastre ou d'un peu de beauté ,-si humaine peut s'entendre parfois belle-.
grave, collée au sol.
le contre-poids du corps est plus fort que l'âme.
dans ces états de la glèbe, il n'y a qu'une solution: participer, salir ses mains et fendre ce temps d'un labeur têtu.