ta main de semeur est plaquée dans mon dos comme une volée d'âme sous les phalanges du temps elle toute seule unique sillon unique chèvrefeuille chaque messe qu'elle prononce remonte le ciel je lève en muscari d'hiver bleuie des froids
longtemps tu fus trop loin
si asséchée que j'abuse de tristesse un cri d'aiguille un clou dans l'azur petit meurtre des poussières cette vanité d'aimer
il y a que je connais ton goût du moins je l'ai bien su et que tu l'as gardé pour le jeter chaque jour à la trace des moineaux
quand je voyais ailleurs et mourrais d'inadvertance