poematique expiraTOIre
avec le temps je deviens si nue, chaque lumière me déshabille. plus à coeur et si proche de mes cendres. il n'y a pas de jour à séduire, ni de chemin de conquête. je suis une évidence, une mention sans mystère. l'arbre est une vieille connaissance. ou alors en est-ce la doublure? lui et moi allons vers nos écorces. j'essore mon ombre au- dessus de la rive. le fleuve est un pays qui frôle la mer, comme ces vieux alcools, au fil de la ligne, sont même corps et même tête, une eau parmi les eaux préservée d'un peu de verre. je ne peux rien cacher. mon âme remonte de la vase et mes dessins des franges peignées sur le sable.
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