poematique expiraTOIre
source des ombres. le temps s'en va au fil de l'encre. ruisseau tranquille dans des pays sans histoires.
je suis de passage, dans des contrées subtiles, de l'odeur douceâtre d'un encens vanillé.
traversée sans périls, sans accrocs, insaisissable. un monde de paillettes suffocant dans les airs, brouillard et flocons.
y dire quelque chose et cela tombe aussi, comme tout. lentement et inéluctable. mes mains agrippent les
espèces cotonneuses mais on ne remonte pas à califourchon sur le grésil à l'assaut d'un peu de ciel.
c'est la blancheur, l'étendue morte où il faut savoir attendre.
modeste
comme le vide qu'il y a dans la tête et que m'échappent un à un les mots, les verbes et les trésors.
je me sens perdue, exsangue et blanche moi aussi. avec mes enfants morts et le gel partout.
feuille blanche.