poematique expiraTOIre
A la patère
Une chemise flotte
un vent doux l'aère
corps de linotte sur le cintre éternel
apéro de terrasse
je pêche au bouchon
un hâle fugace
goujon philosophale
l’été
secoue le sucrier de galets bleus
sur des plages de blé dur
déconfiture de cieux
passages et douanes
on veille le point de cuisson du temps
par étape d'aéroplanes
premiers bouillons, derniers élans
flux sombres
la nuit emporte tout
il pleut à la renverse
c'est dire comme il en tombe!
Flocons
pelures d'anges à l'économe
le sol reluit de lunes en bris
soupçons d’un délit d’astronome
mon sommeil
écarquille les nuées
bébé gâté toujours en veille
réclamant sa voie lactée
de toutes faces
nos gueules au dé
combien de points du jour
pour avancer dans nos cases ?
une cartouchière de noires et de blanches
pour la mitrailleuse
je ne retiens que ce qui chante
ça aide à fermer les yeux pour toujours
prière des fleurs
oratorio de silences
les nonnes en jupes d'arc-en ciel
balbutient le cri du monde
à partir de textes récents du blog