poser la poésie comme un masque sur la peau
argiles qui sèchent et craquent sous le pas du désert
brisures de rivières en état de disette
agiter d'impossibles roseaux sous les fluides
oasis dans un monde à rides
l'épiderme des éconduits est un domaine textile aux impressions trompeuses
ce rose qui pousse sous les yeux n'est qu'un mirage de sable
tu grattes d'un doigt que naît la poussière
mais bientôt écalée du passé
la vie blanche du marbre propre
et tout est à graver
Extrait de Lunes d'iris recueil endormi