poematique expiraTOIre
j'ai ce visage, cet étonnement surpris, présence clandestine qui se montre à la fenêtre
la maison est-elle vide ou quelqu'un y vit-il?
dans le coude des corridors une ombre
dans la fin imprécise d'une lueur qui s'achève au lointain
dans ce bruit qui grince ou pétille au plafond
j'abrite cette intruse apprivoisée dont quelquefois les voiles me rappellent le léger des lucarnes et l'envie du soleil.
aussi ce parfum
pareille traînée à n'épingler dans aucun herbier
aussi l'aiguillée d'ombre au zénith des cadrans
le frisson
aussi la fuyante pensée
de plus en plus défaite
de l'amour que je t'ai laissé
comme un vol de mites au sortir de l'armoire
quelqu'un dort au fond de moi
étranger encore dans l'ivoire
un mouvement ne serait-ce
cette impression habitée d'un mystère
les sésames un à un je les teste
formules aléatoires
je cherche le mot de passe
poème sans empreintes
à graver dans la serrure.