poematique expiraTOIre
CD position lecture. ouverture symphonique. j'écoute. un hautbois perce l'intensité, j'essaie avec lui d'ouvrir les battants des forêts et l'armée des cordes. un simple souffle, du ventre grand dieu, amène avec lui une galaxie d'espérance.
la pièce débute. il n'y a pas d'aube affolée. c'est le choix du mort que de laisser à cette marge rose son ultime mot. après tout, rien. rien ne vaut un soleil pour s'en aller et nous rendre notre nuit de tous les jours.
l'air le quitte, s'élève, s'arrache.
dans l'instable conférence des flocons, nous tenons à nos lampes torches, barres semi-solides de soleil à la main. on se prend pour Skywalker, soldats au mental rutilant. la pensée prend armure. fendre à tout prix ce ciel avec des obusiers électriques de grandes croisières. moi aussi, je me cramponne à la lumière, chevalier à la triste ampoule. je pratique mon courage à 80 watts, turbines à manivelle.
belle musique. j'enfourche mon hippocampe en acier chromé. composition épique.