les étreintes de doigts font rivière de paroles bijou monté sur le portail de gorge fruit éphémère diffuseur des absences face cachée de lune plongeant dans le soleil
dans l'éther des plages s'enfonce chaque souffle la mer respire bien sûr comme un ventre d'équipage le voyage même lointain laisse son haleine sur le quai
je goûte l'abandon dans son fût d'arbre le coeur du boisserré tellement qu'il lui pousse des feuilles
ce qu'il agite d'ombre est une pluie de vent
je me fais peur mon âme chiffonnée hurle tant de si macabres murmures